Croyants de toutes religions, unissons-nous en pratiquant l’amour de l’autre

Il est facile de se revendiquer d’une religion. Il est beaucoup plus difficile de vivre en tant que « croyant ». Personne n’échappe à cette difficulté. Car personne n’est parfait. Moi, le premier. Pour un chrétien, le message de Jésus est très exigeant. Car il est très clair : « Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres ». Au verset suivant, il ajoute : « C’est à cela que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres.. Comment est-ce possible ? Disons que c’est impossible pour chacun de nous. Nous sommes tous menteurs, si nous écoutons l’apôtre saint Jean : « Celui qui dit : j’aime Dieu et qui n’aime pas son frère, est un menteur ».

Notre monde souffre d’orgueil. Il manque à de nombreux hauts responsables, comme à chacun de nous, cette humilité qui permet d’entendre un appel à se convertir. Dans l’emballement de chacune de nos journées, est-il encore possible de s’arrêter, de déconnecter, de rentrer en nous-mêmes ? Est-ce possible aujourd’hui quand nous sommes devenus les instruments de nos instruments ? : « Ce n’est pas la technique qui nous asservit mais le sacré transféré à la technique » (Jacques Ellul).

Les Paroles de Jésus sont de l’air frais dans notre monde asphyxié d’injonctions et de nouvelles toutes plus alarmantes les unes que les autres. Si partout, des Amériques à l’Orient moyen et extrême, de l’Ukraine au continent africain, les droits humains les plus élémentaires sont piétinés et des peuples tués par leurs propres dirigeants, nous pouvons chacun sauver ce monde par une attention délicate à celui ou celle qui est proche ou qui doit devenir proche.

C’est un commandement pour tous ceux qui se revendiquent d’une religion. Il ne s’agit pas seulement de ne pas tuer l’autre ou de ne pas piétiner sa dignité ; il s’agit de poser des actes, d’aimer en vérité et en actes, et plus particulièrement pour les chrétiens, l’Évangile nous le commande. « Servir les pauvres n’a rien à envier à la liturgie pour rencontrer Dieu. Dans tout migrant rejeté, le Christ lui-même frappe à la porte de la communauté. Oublier les pauvres, c’est rompre avec l’Évangile. La charité n’est pas une voie facultative, mais le critère du vrai culte ». (Pape Léon)

La charité est le critère du vrai culte : c’est pour tous ! Croyants de toutes religions, unissons-nous en pratiquant l’amour de l’autre.

Frère Baudoin, prêtre.

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