Au revoir Gisèle

Dans notre numéro de décembre, nous vous annoncions le brusque décès de Gisèle Dutertre, fidèle collaboratrice des Echos de Meulan. Nous vous proposons ce mois-ci ces quelques lignes, elles rappelleront ce que Gisèle a représenté pour notre journal.

 

Le 23 novembre dernier, nous apprenions la triste nouvelle, Gisèle, notre fidèle Gisèle, nous a quittés brusquement, sans crier gare, sans faire de bruit, surprenant tout son monde. C’est dans sa maison d’Hardricourt, dont les murs étaient couverts des nombreuses photos de ceux qu’elle aimait tant, qu’elle est décédée. Nous étions très nombreux le 26 novembre à entourer ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants et accompagner Gisèle au cimetière d’Hardricourt après une cérémonie célébrée dans l’église de sa paroisse.

Pendant la dernière guerre, jeune téléphoniste, c’est à la Poste qu’elle a rencontré Maurice, alors auxiliaire au service du Télégraphe à Meulan ; ils se marièrent en 1944 et ne quittèrent jamais la région. Une belle histoire commençait. Rapidement, la famille s’agrandit : trois enfants, Alain, Anne-Marie et Fanfan, vont naitre ; ils leur offriront seize petits-enfants et de nombreux arrière-petits-enfants qui tous, comme leur maman, grand-mère et arrière grand-mère, adoreront se retrouver pendant les vacances dans sa maison du bord de mer, tout au bout de cette Bretagne sauvage si chère à son cœur.

En 1984, le Père Blet, alors curé de Meulan, suggère aux époux Dutertre de rejoindre l’équipe du journal, une bonne idée car rapidement Gisèle allait se rendre incontournable au sein de notre équipe ! Alors que Maurice, son mari, se charge de la trésorerie des Echos, Gisèle s’occupe de la réception du journal à Meulan et de son envoi ; il faut dire que, en tant que postière, ce travail n’a pas de secret pour elle. Jusqu’au numéro de novembre dernier, c’est elle qui a assuré, avec plusieurs bénévoles, la mise sous enveloppe du journal que parmi vous, certains reçoivent par la Poste, plus de trente années de fidélité ! Pour avoir participé à ce travail, je peux vous assurer qu’il y avait de l’ambiance. Gisèle nous faisant souvent « bisquer » en nous racontant par le détail les menus de ses vacances : homard (breton, bien, sûr !), poissons pêchés du matin et autres galettes de sarrasin au bon beurre salé, rien que des bonnes choses qu’elle aimait tant.

A la dernière mise sous enveloppe de notre journal, ça semblait tout drôle de ne pas la voir arriver avec son carton contenant ciseaux, ruban adhésif et ficelle ; il y avait comme un grand vide.

Nous n’oublierons pas sa bonne humeur permanente, les fameux « kouign-amann » dont elle nous régalait et ce geste si efficace pour, à l’aide de son lourd galet d’Irlande, apporter le dernier pli au journal avant de le glisser dans l’enveloppe.

Tout le comité de rédaction des Echos de Meulan se joint à moi pour adresser à sa famille nos plus sincères condoléances.

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