Juin 2012 : FAITES DE LA MUSIQUE !

Depuis quelques années la musique est célébrée dans nos villes au mois de juin. Certains penseront peut-être que la Bible, livre très sérieux, ne connaît pas la musique. Or, en parcourant les textes, on voit bien que tout événement qui regarde la vie des hommes peut devenir l’occasion de jouer d’un instrument ou de chanter car, musique et vie s’accordent totalement. Que l’on relise le début du Livre de la Genèse et on se rendra compte que la geste de Dieu créant le monde est dite sous un mode poétique qui en appelle au chant. Même les activités les plus austères, comme le travail, ou les faits graves, comme la guerre, sont accompagnées de chants que soutiennent quelques instruments très rudimentaires. De même, la tristesse des départs ne se conçoit pas sans être accompagnée par une fête. Se quitter ainsi équivaudrait à nier qu’il y a eu un lien de créé, qu’une alliance avait été scellée. D’ailleurs, lorsque Dieu reproche à son peuple de s’être détourné de Lui, il déclare qu’il ne peut plus entendre leurs chants : “Eloigne de moi le brouhaha de tes cantiques, le jeu de tes harpes, je ne peux pas l’entendre”. Maintenant, s’il est une activité qui est particulièrement propice à la musique, c’est bien du culte qu’il s’agit. Les Psaumes ont été écrits pour être chantés au Temple, puis dans les synagogues, et certains d’entre eux comportent même des introductions qui semblent avoir été des indications musicales. Si quelques psaumes accompagnent les processions, d’autres célèbrent des victoires, d’autres encore sont chantés par les pèlerins qui montent vers Jérusalem. Enfin, il y a une fête qui appelle très fort l’apport de chants et de danses, c’est la fête des noces.

Lorsque le Livre de l’Apocalypse nous raconte le retour du Christ, il nous parle d’un immense chœur composé de cent quarante-quatre mille personnes pures qui, seules, peuvent chanter un cantique nouveau accompagnant l’agneau. De même, la victoire de l’agneau est traduite par l’image d’une noce où une foule immense chante des hymnes à Dieu. C’est dire combien la musique touche au sacré, combien elle est signe de la véritable vie qui se trouve en Dieu. Il est vrai qu’elle a vocation d’exprimer la joie de vivre, qu’elle est capable d’adoucir les humeurs mauvaises qui viennent troubler l’homme dans sa relation à l’autre. C’est bien ce qu’a compris David lorsqu’il a su, grâce à ses dons de harpiste, apprivoiser le cœur triste du roi Saül.

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