Editorial de septembre 2015: Santé, harmonie de la personne

« Une vision de la santé fondée sur une anthropologie qui respecte la personne dans son intégralité, loin de s’identifier avec la simple absence de maladie, se présente comme une tension vers une harmonie plus parfaite et un équilibre sain au niveau physique, psychique, spirituel et social » (St. Jean-Paul II, lors de la huitième journée mondiale pour les malades à Lourdes, le 6 août 1999).

En le disant, le feu Saint-Père considère la santé comme un « bien avant-dernier » dans la hiérarchie des valeurs, hiérarchie vers un bien total de la personne et ne peut faire l’économie de sa dimension spirituelle.  L’on comprend alors pourquoi le monde de la santé est l’un des lieux majeurs où se dessine l’avenir de l’homme : ce qui est en jeu, c’est la conception de la vie et de la mort, le sens de la dignité de l’homme et de sa place dans la société.

Dans notre société sécularisée, chacun est appelé à témoigner des valeurs d’écoute, de solidarité ; bref, d’accompagnement.

Comment les évènements fondamentaux de l’existence ne seraient-ils pas le lieu privilégié et le temps fort de la Mission ? Oui, cette mission au sens large, se déploie dans une orientation pastorale de santé. Ici, il n’est plus simplement question d’être présent auprès  des malades mais de ceux qui sont dans l’environnement de la santé. Aussi, devons-nous comprendre, oh  combien est utile de découvrir l’importance d’une équipe agissante de la santé dans notre secteur pour mieux accompagner, apporter réconfort et bien-être. La nécessité d’une telle équipe est déterminante  pour garantir un appui majeur qui rejoint les malades dans leur dignité et se solidarise avec le personnel soignant.

Avec la personne fragilisée ou handicapée, on passe d’une attitude protectionniste à une prise en compte de son attente profonde. Instituée le 11 février 1992, la « Journée mondiale des malades » nous ouvre le chemin d’un moyen privilégié d’articuler notre prière avec le reste de notre existence.  C’est prendre le risque de manifester l’espérance par une présence, des gestes et des dispositions révélant  l’amour et la solidarité dont nous sommes porteurs et dont le Christ nous a donné l’exemple. N’est-ce pas aussi l’expérience, pour nous qui ployons sous le poids de nos propres limites et souffrances, d’aller vers un dépassement et une ouverture qui transforment notre propre existence en même temps que celle de ceux que nous côtoyons ?

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