Editorial de novembre 2013 : Retour à l’essentiel

C’est un reportage de Yann Arthus-Bertrand diffusé le jeudi 26 septembre au cours de l’émission « Envoyé spécial » qui m’inspire ces quelques lignes. En effet il est plutôt rare, à la télévision, de faire passer des sentiments, des émotions ou des messages d’amour aussi profonds. Pourtant la situation décrite est malheureusement fréquente dans le monde puisqu’il s’agit d’un reportage sur un orphelinat. Celui-ci est situé au Congo-Brazzaville, et prend actuellement en charge 54 enfants. La où les choses se caractérisent c’est que c’est une religieuse, Sœur Marie-Thérèse, assistée de Jean Nazaire, qui anime cet orphelinat. Elle est devenue, au fil des années, « la maman » de plus de 200 enfants séjournant ou ayant séjourné « chez elle ».

La deuxième particularité c’est qu’elle a frappé en plein cœur Yann Arthus Bertrand car depuis, il dit que cette rencontre a changé sa vie et avoue avoir pleuré en repartant tant il a été bouleversé par tant d’amour. Depuis il ne cesse d’organiser l’entraide au profit de cette orphelinat (1).

Quand on fait objectivement le point de la situation tous les ingrédients de la pauvreté matérielle sont réunis : rusticité et exigüité des locaux, faibles moyens financiers etc.…

Mais quel est donc le secret de sœur Marie-Thérèse ? C’est le miracle de l’amour qui renouvelle ses bienfaits de jour en jour.

Bien qu’avouant que cela demande une véritable organisation d’entreprise, la vie quotidienne est basée sur des principes simples : propreté, respect des autres et partage. Elle y ajoute trois ingrédients majeurs : l’éducation scolaire, « c’est seulement l’école qui permet de changer de vie », la joie et l’amour « qui est le socle de tout » dit-elle.

Marie-Thérèse est une source inépuisable d’amour, pas un amour laxiste mais un amour exigeant, le témoignage des enfants en atteste : « Marie-Thérèse m’a appris à travailler, à faire les choses jusqu’au bout », « j’ai retrouvé une famille ici », « il y a l’amour ici « , « maman peut compter sur moi, elle nous fait confiance ».

Pas étonnant que Yann Arthus-Bertrand dise : « C’est l’harmonie et l’amour qui ont percuté mon cœur…, le bonheur n’est pas toujours là où on l’imagine ». Sincèrement je pense que c’est Dieu qu’il a rencontré au travers de Marie-Thérèse et de « ses enfants ». Il y a de quoi être bouleversé !

Puisse l’évocation de cette rencontre nous inciter nous aussi à un retour à l’essentiel : l’amour, la joie et le partage.                           

                                                                                           Yves Maretheu Rédacteur en chef

 

(1)     http://www.associationbadao.org/

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