Guy MANSUY

Interviewé en février 1999, suite à sa distinction municipale en récompense à son dévouement à la vie associative de Vaux-sur-Seine depuis des décennies, nous rencontrons à nouveau Guy Mansuy en temps que collectionneur, notre numéro de juin étant consacré à ce thème.

Dans notre précédente interview, vous indiquiez à nos lecteurs que vous êtes Vauxois depuis 1954, ville que vous n’avez jamais quittée depuis. Pouvez-vous nous dire comment vous est venue l’envie de collectionner les casquettes et depuis combien de temps ?

C’est un hobby qui m’est venu au fil du temps, je ne me souviens plus quand j’ai vraiment commencé ma collection de casquettes. Une chose est certaine, c’est que j’ai toujours aimé porter une casquette. Toutefois pour un événement marquant, le troisième salon des collections d’avril qui s’est tenu à Vaux-sur-Seine en mai 2004, j’avais passé une partie de la nuit pour installer, sur une structure de près de trois mètres de hauteur, plus de huit cents casquettes dont seulement vingt d’entre elles ont été achetées. J’en possède actuellement plus de mille.

Comment avez-vous fait pour en réunir autant ?

Je les ai récupérées dans les brocantes, sur mon lieu de travail, en particulier plus d’une trentaine à mon départ en retraite. C’est également grâce à des amis qui en rapportent de leurs séjours, aux quatre coins du monde.

Ces casquettes ont-elles une particularité ?

Oui, elles sont en grande partie publicitaires, l’intérêt étant de rassembler des objets non vendus dans le commerce.

Votre passion pour la collection s’est-elle limitée aux casquettes ?

Non pas vraiment, car j’aime chiner et c’est ainsi que j’ai récupéré une soixantaine d’arrosoirs et de brocs galvanisés, quatre cents pin’s environ et divers objets insolites. De plus Bernadette, mon épouse, a également rassemblé près de quatre cents chouettes depuis qu’une voisine lui a amené une très jeune chouette encore en vie mais que nous n’avons malheureusement pas pu sauver.

En dehors de vos collections, êtes-vous toujours aussi actif ?

Oui, et ce n’est pas la retraite qui a ralenti mes activités, bien au contraire. Je fais toujours partie des donneurs de sang, avec cent soixante-sept dons effectués depuis l’âge de 18 ans. Toujours membre du groupe de marcheurs de Vaux (les pieds de Vaux), d’ailleurs une anecdote à ce sujet : lors d’une récente marche à Paris la casquette que je portais s’est envolée en traversant le pont Garigliano. Je lance donc un avis de recherche ! Je participe toujours aux activités de la caisse des écoles et au barbecue de la brocante annuelle. En tant que porte-drapeau de la FNACA, je suis présent lors des différentes commémorations. Enfin tous les ans je suis toujours sollicité, en tant que père Noël bénévole, pour environ dix-sept fêtes. C’est toujours un grand bonheur de voir les yeux émerveillés des enfants.

Ne pensez-vous pas que votre magnifique collection de casquettes illustre parfaitement les liens que vous avez tissés au fil des années au sein de vos diverses et nombreuses activités ?

Oui, certainement ; sans toutes les rencontres et connaissances que j’ai eues grâce à mes engagements bénévoles, un aussi grand nombre de ces casquettes ne m’aurait pas été offert. Je dois également beaucoup à mes amis pour l’agrandissement de cette collection. Ils ont contribué et contribuent toujours à la faire connaître et à l’alimenter.

En ce qui vous concerne, être collectionneur n’a jamais été un repli sur vous-même ?

Sûrement pas, je n’ai jamais conçu ma vie comme cela mais j’ai toujours eu plaisir à rendre service, à être en contact avec les autres, à apporter de la joie et de la bonne humeur.

Vous êtes également très entouré d’animaux, un grand nombre de Vauxois et au-delà connaisse votre célèbre bouc qui vous suit comme un petit chien.

J’ai toujours aimé la nature et les animaux ; effectivement, j’ai la chance d’avoir en plus de mon bouc Igloo, une chienne, un chat et une chatte, une callopsitte et des perruches, des lapins et des poules ; je m’occupe des canards dans le bras de Seine. J’essaye dans la mesure du possible de protéger la nature ; ainsi, au cours de la dernière opération de nettoyage des berges, nous avons récolté plus de 1 500 kg de déchets.

Toutes vos activités doivent vous prendre beaucoup de temps ? Vous en reste-t-il un peu pour des loisirs personnels et familiaux ?

Depuis que je suis en retraite j’apprécie beaucoup de pouvoir utiliser davantage le kayak pour naviguer sur la Seine, faire du vélo et jardiner. C’est une très grande joie également pour moi de pouvoir partager ces moments avec mon épouse et mes petits-enfants.

Nous pourrions poursuivre encore longtemps notre conversation tant votre personnalité est à « multi-casquettes ». Un grand merci pour votre accueil et votre gentillesse, un grand coup de chapeau, pardon de casquette, pour votre superbe collection et pour vos multiples engagements au service de la vie associative de Vaux-sur-Seine.

                                                                        (Propos recueillis par Yves Maretheu)

 

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