Groupe Bible : compte-rendu du parcours saint Pierre

Un lundi après-midi par mois, d’octobre à juin, Catherine, Yves et sœur Rowena ont animé à Meulan, une rencontre de deux heures et demie dans le cadre du Groupe Bible. (Rencontre identique à Triel le vendredi).

A Meulan, nous avons la joie de participer au groupe bible avec Catherine depuis plusieurs années. Mais cette fois il s’agissait de quelque chose d’un peu différent.

En effet, notre diocèse proposait un parcours « clé en mains » consacré à l’étude de la première lettre de Pierre. Le thème en était « Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est pas ? ». Jour après jour, étude après étude, nous avons pu découvrir les richesses insoupçonnables de cette lettre du premier chef de l’Eglise. C’est un des secrets de la Bible : les trésors qu’elle renferme ne s’offrent qu’après une certaine somme d’efforts.

Nous sommes reconnaissants au service formation du diocèse de nous avoir proposé ce texte, même si la présentation du parcours, très éclectique, a donné un peu de fil à retordre à nos trois animateurs !

Jugez plutôt : il ne s’agit de rien moins que :

  • annoncer dans un milieu hostile le mystère du Christ mort sur la croix et ressuscité dans la gloire ; c’est, pour les chrétiens, la source d’une espérance plus forte que toutes les épreuves et les tentations,
  • approfondir les mystères contenus dans les sacrements de l’initiation chrétienne,
  • réfléchir à notre place de chrétien dans le monde,
  • vivre en disciple missionnaire.

Huit séances pour :

  • un partage en profondeur du texte biblique,
  • le laisser résonner avec notre expérience personnelle,
  • approfondir certaines notions théologiques grâce à un glossaire et à l’éclairage de « points chauds »,
  • se laisser interpeler par l’enseignement du pape François et des Pères de l’Église,
  • contempler la manière dont des artistes interprètent le texte biblique.

Bien sûr vu comme ça, ça semble un peu ambitieux, pour ne pas dire indigeste. Mais non !

Ce parcours est fait pour que « chaque baptisé continue en Église à nourrir sa foi et à prendre place dans la communauté ». Exaltant n’est-ce pas ?

Qu’en retenir ?

Ce parcours fut d’une telle richesse qu’il est impossible de prétendre en rendre compte par ces quelques lignes. Je parlerai donc de ce qui m’a particulièrement intéressée. Au cours de ces huit séances, nous avons pu effectivement redécouvrir les fondements de notre foi chrétienne et la beauté du message du Christ : en tout premier lieu : Dieu est amour, une découverte qui change la vie : la vie divine est une vie d’échanges dans l’amour. Et nous sommes invités à y participer !

 Les chrétiens d’Asie mineure (actuelle Turquie) auxquels s’adresse cette lettre sont persécutés. Ils peuvent aussi s’égarer avec de fausses doctrines infiltrées dans l’Eglise. Malgré cela, ils doivent persévérer dans la foi en Jésus-Christ. En effet, leur mission est essentielle : c’est par le témoignage de leur vie qu’ils amèneront les non chrétiens à se convertir et à mieux connaître Dieu. Pierre utilise le même terme pour parler des souffrances des chrétiens que pour évoquer la Pâque du Christ. Pour lui, les destinataires de la lettre suivent un chemin proche de celui de Jésus. Ils doivent supporter leur situation sans révolte, car ce fut l’attitude du Christ. Ces épreuves endurées par les chrétiens sont une participation aux souffrances mêmes de Jésus et déboucheront sur leur salut. La lettre encourage ses destinataires à tenir bon. Elle rappelle aux chrétiens qu’ils appartiennent à une vaste fraternité bien plus large qu’ils ne le pensent.

On voit à quel point ce texte, vieux de vingt siècles peut résonner à nos oreilles avec une étonnante actualité. Il est impossible dans le cadre de cet article de passer en revue tous les détails de ce parcours d’une vraie richesse spirituelle. Un mouvement de reconnaissance vient à l’esprit lorsqu’on pense à la somme de travail qui fut nécessaire pour que nous puissions bénéficier d’une telle formation.

Pour terminer, laissons la parole à deux participantes, dont l’une pose des questions et l’autre semble y répondre :

  • la foi en Christ ressuscité nous donne une espérance. Comment la partager sans juger ? Comment être dans l’amour de notre prochain ?
  • en tant que chrétiens, nous venons tous à l’église pour prier et écouter la Parole de Dieu. Elle est notre joie et elle nous transforme, malgré nos différences et nos divergences, malgré nos souffrances. Soyons donc toujours plus attentifs les uns aux autres, à l’écoute et en empathie. Que chacun puisse trouver sa place dans la communauté en recevant un appel qui lui correspond. Pour être mieux ajustés les uns aux autres, considérons les autres comme supérieurs et ayons l’humilité, chacun à sa place…

C’est aussi et peut-être surtout cela, venir au Groupe Bible : laisser l’Esprit nous travailler pour notre bien mais aussi pour celui des autres.

Marie-Agnès Mardoc

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