Hommage à Brigitte Gros – 13 février 2016

Cette manifestation programmée initialement le 14 novembre dernier avait dû être reportée en raison des attentats de Paris. C’est donc le 13 février que la municipalité de Meulan a décidé de rendre hommage à Brigitte GROS, maire de 1963 à 1985 et sénatrice des Yvelines de 1973 à 1985 pour le trentième anniversaire de sa disparition.

Dès 14 heures, la salle de la Bergerie de la ferme du Paradis commença à se remplir. En attendant le début de la commémoration, chacun pouvait prendre connaissance de l’exposition qui lui était consacrée.

C’est devant une salle comble, de nombreuses personnalités et membres de sa famille dont ses deux sœurs et son frère Jean-Louis Servan-Schreiber, que Cécile Zammit-Popescu, actuelle maire de Meulan, ouvrit officiellement l’hommage. Dans son allocution, elle nous rappela que Brigitte fut « un maire très proche des habitants et une mère très proche de ses enfants ».

Sa vie politique

Marie-Thérèse Pirolli, successeur de Madame GROS, retraça toutes les transformations de la ville pendant ses mandats : achat de la ferme du Paradis, création de huit cents places de parking, implantation d’un poste de police, construction du quartier du Paradis avec écoles et centre commercial. Il y eut aussi la D.28 pour éviter le centre-ville, la gare de Thun-Paradis, la piscine, le C.E.S Henri IV, l’hôpital de deux cent trente lits, sa présence à toutes les manifestations : élection de la Rosière, jumelage avec Kilsith, kermesses, remises de coupes, tournois de foot… Brigitte était une maîtresse femme, bourreau de travail, discrète, pudique qui ne s’est jamais plainte pendant son combat contre la maladie. Son engagement avant-gardiste à la mairie comme au Parlement faisait l’admiration de tous. Devenue sénatrice, ses convictions féministes l’amèneront à déposer plusieurs projets de lois : modes de garde des jeunes enfants, protection des femmes contre le viol, amélioration de la condition féminine, intégration des femmes dans les milieux politiques, toutes ses actions ayant été évoquées par la lecture de la lettre de Françoise Laborde, sénatrice de la Haute-Garonne.

Elle se battra aussi pour l’amélioration des transports urbains et la création d’emplois proches des lieux d’habitat. Elle écrira plusieurs livres dont « Quatre heures de transport par jour », relatant les problèmes de[] la vie quotidienne des banlieusards, récit qui sera d’ailleurs adapté au cinéma sous le titre « Elle court, elle court, la banlieue ».[]

Christine Levisse-Touze, directrice conservatrice du musée du Général Leclerc et de la Libération de Paris – musée Jean Moulin, commenta des images d’archives inédites de la libération de Paris. De par son action de jeune résistante, Brigitte sera présente à l’Hôtel de ville de Paris où elle fut choisie, par l’ensemble des mouvements des résistantspour offrir un bouquet de fleurs au Général de Gaulle après son célèbre discours le 25 août 1944.

Christine Boutin, ancienne ministre de la Ville sous le précédent quinquennat, évoqua sa première rencontre avec Brigitte GROS, déterminante pour son engagement personnel en politique ; elle m’a appris à faire campagne et m’a confié « il faut aimer et savoir écouterles autres pour réussir ».

Sa vie en image

Plusieurs films et un diaporama lui étaient consacrés : un documentaire de Philippe Kohly, réalisateur, les images d’archives évoquées précédemment et un diaporama de Christian et Madeleine Tétard. C’est avec beaucoup d’émotions que nous avons pu la voir revivre devant nous pendant son enfance en Pays de Caux avec ses frères et sœurs, après la guerre lorsque devenue journaliste, elle créa le journal « l’Express » avec son frère Jean-Jacques SERVAN-SCHREIBER et Françoise GIROUD et pendant les dix dernières années de sa vie politique.

L’hommage de sa famille

Il y eut ensuite l’hommage de Brigitte GROS par Brigitte Gros, sa petite-fille, qui n’a pas connu sa grand-mère mais nous a confié combien elle était fière de porter le même nom. Comme elle, elle se bat pour faire reconnaître certaines injustices comme les difficultés des sourds et muets dans la société actuelle. Le témoignage et les remerciements de son frère, également sourd et muet, nous sont aussi allés droit au cœur. Puis vint le moment du dialogue où quelques participants ont évoqué leurs souvenirs avec beaucoup d’émotions.

Après la collation de l’amitié, l’assemblée a pu voir ou revoir avec plaisir le film « Elle court, elle court la banlieue ». Puis chacun est reparti, heureux d’avoir participé à cet émouvant hommage.

Geneviève et Odile

Les photos

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