La rencontre

A notre époque marquée par l’essor accéléré des technologies, la diminution des distances et la puissance des armements, la paix universelle devient essentielle sous peine de désastre planétaire et cela à toutes les échelles. Dans le passé et encore aujourd’hui, les différences religieuses ont souvent été la cause de conflits et il faut absolument se convaincre que la moindre des choses est que les trois religions monothéistes (juive, chrétienne et musulmane) montrent l’exemple : elles révèrent chacune un Dieu unique et universel qui est forcément le même vu de façons différentes et prêchent toutes trois plus ou moins la loi d’Amour…

Le remède passe par un changement d’attitude de tous qui exige connaissance et respect mutuels à tous les niveaux, plutôt que controverses théologiques entre spécialistes, condamnations réciproques, manipulations politiques et finalement ignorance et haine entre les populations. Le Pape François a encore montré l’exemple en allant prier à la mosquée bleue d’Istanbul, au côté du grand mufti Rahmi Yaran. Il faut que cela devienne le fait de tous.

C’est l’objet du livre : « Assise ou Lépante ? », « Le défi de la rencontre » du Père Gwenolé Jeusset – aux Editions franciscaines.

Celui-ci a vécu pratiquement toute sa vie en relation avec des musulmans. C’est un homme de terrain qui s’est convaincu que le seul remède passe par la rencontre entre tous, sans souci immédiat de conversion. Celle-ci viendra peut-être plus tard mais naturellement.

La première partie du livre analyse les obstacles à cette rencontre :

  • intolérance et confusion entre religion et culture,

  • souvenir des drames passés … excuse pour l’entretien de la haine,

  • méconnaissances et manques d’humilité,

  • les mots qui font peur.

    Dans la deuxième partie, l’auteur nous fait part de son expérience personnelle, principalement au Mali et en Turquie.

    En guise de conclusion, j’ai noté cette maxime :

    « Si un homme ne me comprend pas, je me tais et je l’écoute. Je m’efforce de le comprendre, lui. Car si je parviens à le comprendre, je saurai pourquoi il ne me comprend pas »       

     

P. Breynaert

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