L’écriture

Les origines

Toutes les civilisations ont laissé leurs empreintes dans l’histoire de l’écriture. Il y a 40 000 ans, l’homme préhistorique a cherché à communiquer et à témoigner en gravant et peignant sur les parois des grottes. L’écriture est apparue vers 4 000 ans avant JC dans deux contrées voisines de manière presque simultanée : la Mésopotamie et l’Egypte.

Les principaux supports

En Egypte, les scribes traçaient les lettres sur du papyrus avec des roseaux pointus trempés dans de l’encre composée d’eau et de suie. Les Mésopotamiens écrivaient sur des tablettes d’argile, les Chinois avec de fins pinceaux en poils d’animaux sur du tissu de soie, les Grecs et les Romains avec un stylet sur des tablettes de cire. Le burin fut utilisé sur les monuments de pierre qui se couvraient d’inscriptions religieuses ou politiques.

Différentes écritures : romaine, onciale, insulaire, caroline se sont succédé depuis son origine. La gothique, plus étroite, permettant de gagner de la place, apparaît au XIIème siècle. Au Moyen-âge, le travail d’écriture est réalisé par des moines copistes avec des plumes d’oiseau sur du parchemin. De par la longueur de ce travail (plusieurs mois pour un seul exemplaire), les livres sont rares et coûtent fort cher.

Inventé en Chine en 105 après JC, le papier apparaît en France vers 1350. En 1449, Johannes Gütenberg, orfèvre allemand, invente l’imprimerie en fixant les lettres en métal de l’alphabet sur des plaques de bois, répondant ainsi au besoin d’ouvrages en plus grand nombre.

D’autres formes d’écriture

L’invention de la sténographie date de l’an 405 avant JC : cette méthode permet d’écrire rapidement à la vitesse de la parole.

Le français Louis Braille, devenu aveugle accidentellement à 3 ans, créa en 1829 à l’âge de 15 ans un système d’écriture tactile en relief et à points saillants qui porte son nom.

En 1840, Samuel Morse, physicien américain, inventa un code télégraphique où les lettres, la ponctuation, les signaux de transmission sont représentés par des ensembles de points et de traits séparés par des intervalles de temps plus ou moins longs.

L’écriture à la fin du XIXème siècle

La plume d’oiseau est remplacée par la plume métallique. En écriture manuscrite, le plein et le délié correspondent respectivement aux tracés le plus épais et le plus fin d’une lettre. En France, la plume Sergent-Major utilisée par les écoliers fait son apparition avec le porte-plume, l’encrier de porcelaine blanche et l’encre violette.

La modernisation de l’écriture

L’arrivée du stylo-plume à réservoir d’encre, puis à bille et enfin à feutre détrôna dans les années soixante, le porte-plume et l’encrier. L’américain Christopher Sholes inventa la première machine à écrire en 1867. L’année 1980 marque un tournant dans l’écrit avec la commercialisation du premier ordinateur personnel. Puis, les écrans se sont faits de plus en plus petits sur les téléphones portables, apportant avec eux de nouvelles habitudes d’écriture par SMS.

LA CALLIGRAPHIE

Des termes grecs « kallos » (beauté) et « graphein » (écrire), la calligraphie est l’art de la belle écriture et implique de porter une attention particulière à l’exécution des pleins et des déliés. Sa création date de plusieurs millénaires.  

Apprendre la calligraphie nécessite un équipement de base simple : un support, du papier, une règle, des crayons, de l’encre, des plumes ou des pinceaux.

 

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