Raphaël : un des plus grands peintres de l’Histoire de l’Art

Raffaello Santi est né le 6 avril 1483 à Urbino dans la région des Marches en Italie centrale. Sa courte vie (il est décédé à 37 ans), commence sous l’égide de son père et premier maître, poète officiel de la cour du duc d’Urbino. Orphelin à 11 ans, il est envoyé par ses oncles chez Le Pérugin, un peintre de l’école ombrienne. Composant le retable « le couronnement de Saint-Nicolas de Tolentino, vainqueur de Satan » en 1500, le jeune homme est déjà désigné comme un « magister ».

La période florentine

Surdoué, Raphaël est envoyé à Florence quatre ans plus tard par la duchesse d’Urbino qui estime que la cité des arts sera la seule à lui fournir des commandes dignes de son talent. C’est à cette période que son évolution stylistique se détermine avec l’équilibre parfait des formes. Refusant de céder le dessin à la couleur et la couleur au dessin, il s’affranchit de l’influence de Pérugin et se surpasse au contact de l’effervescence de la ville : il sera d’ailleurs invité dans l’atelier de Léonard de Vinci. C’est à Florence qu’il réalise quelques-uns de ses chefs-d’œuvre telles que la Vierge au chardonneret, la Madone à la prairie ou encore la Mise au tombeau.

La période romaine

Sa renommée est considérable. Arrivé dans la ville éternelle, il devient peintre et architecte officiel de la papauté. Le pape Jules II (1443-1503-1513) lui confie la décoration de certaines salles du Vatican. Raphaël est alors en compétition avec Michel-Ange qui lui rafle la commande colossale du plafond de la chapelle Sixtine.

Léon X de Médicis, successeur de Jules II, augmente les responsabilités et l’influence du jeune peintre en lui confiant le chantier de la basilique Saint-Pierre.

Son œuvre

Raphaël disparait le 6 avril 1520. On ne connaît pas précisément la cause de son décès. Il semblerait qu’il fut emporté par la malaria alors qu’il travaillait à la réalisation de La Transfiguration.

L’œuvre de Raphaël est quantitativement considérable, eu égard à la brièveté de sa vie. Toute son œuvre (peintures à l’huile, fresques, dessins, travaux d’architecture) ont fait de Raphaël l’homme idéal de la Renaissance et sa mort précoce, survenue alors qu’il était au sommet de sa gloire, a achevé de le propulser au rang de véritable légende.

En 1848, le critique littéraire d’art Gustave Planche, qui a étudié pendant huit ans les œuvres des maîtres italiens écrivait dans une chronique de la Revue des Deux Mondes : « Raphaël possédait si bien l’art de plaire aux yeux, l’art de séduire et de charmer, que sa main n’attendait pas toujours sa pensée et qu’il négligeait parfois le travail de la méditation comme inutile au succès de son œuvre, comptant sur la beauté des lignes pour imposer silence aux juges les plus sévères. Mais cette confiance même, si souvent justifiée, ne reposait-elle pas sur un travail persévérant ? Si Raphaël n’est pas le premier dans toutes les parties de la peinture, aucun peintre ne peut lui disputer le premier rang, car aucun n’a réuni au même degré que lui toutes les qualités qui donnent l’étude et le génie ».

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