48e rencontre européenne de Taizé

La 48e rencontre européenne de Taizé a eu lieu à Paris, du 29 décembre au 1er janvier.

Elle a réuni quinze mille jeunes dont mille Ukrainiens et six mille Français ; les jeunes de soixante-douze nationalités ont été accueillis dans des familles et des paroisses. Les temps de prière du matin se déroulaient dans les lieux d’accueil, suivis de partages en petits groupes et de rencontres avec des « témoins d’espérance » ; la prière du midi et du soir avait lieu dans les grandes églises de Paris. Le mercredi 31 au soir, elle s’est déroulée à l’Accor Arena de Bercy : une veillée de prière pour la paix était ensuite organisée dans les lieux d’accueil, suivie d’un Festival des Nations.

Cent vingt ateliers thématiques ont été proposés ; cent soixante-dix intervenants de divers horizons animaient des ateliers sur des thèmes variés, comme « vivre en cohérence avec ses ambitions écologiques » ou « comment prier avec la Bible » ou encore « comment faire des choix ». Parmi les intervenants se trouvaient notamment les sociologues Jean Baubérot et François Héran, le judoka Aurélien Diesse, l’archevêque d’Alger Jean-Paul Vesco, mais aussi la philosophe Véronique Albanel et les députés Dominique Potier et Olivia Grégoire.

Le prieur de Taizé, frère Matthew, a indiqué dans sa lettre annuelle le thème de la rencontre : « Que cherchez-vous ? » « En Ukraine, a-t-il dit, j’ai vu des maisons détruites, mais une vie qui renaît constamment, qui refuse d’être étouffée. Notre maison européenne, reconstruite après les blessures de la deuxième guerre mondiale, peut paraître en ruine à nouveau, mais serons-nous prêts à nous engager avec les femmes et les hommes courageux qui donnent tout pour la faire renaître ? Les valeurs qui nous sont chères sont toujours présentes. Comment peuvent-elles ouvrir notre horizon pour voir plus loin et œuvrer pour une maison européenne où toutes et tous puissent se sentir chez eux ?

Et ceci à travers les gestes tout simples : se rencontrer, échanger ensemble et s’écouter même sans tout comprendre de l’autre, là où prier ensemble n’est pas possible. Nous découvrons ainsi ce qui est déjà donné, une réalité où la justice est bien présente, mais souvent cachée à nos yeux. »

Parmi les très nombreux messages de sympathie, notons celui du pape Léon XIV qui a invité les jeunes à être des « artisans de paix et de réconciliation », capables de porter « une espérance humble et joyeuse ».

Eric Le Scanff

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