Notre force est en Dieu

Dieu notre force ? Oui, parce que Dieu, le premier, espère en nous. De ses promesses, il ne nous fait pas seulement les bénéficiaires, mais aussi, avec lui, les réalisateurs. Nous pouvons alors passer outre à ce que nous sommes, avec nos résistances et nos contradictions ; nous pouvons affronter la vie avec cette conviction qu’au centre intime de nous-mêmes, quelque chose ne saurait être détruit. Ce quelque chose, c’est la puissance de Dieu qui nous maintient en existence, qui nous veut, qui nous espère, qui tient à nous.

La toute-puissance de Dieu, qu’est-ce d’autre que son audace à se vouloir pour nous, sa fidélité à notre égard, sa confiance en nous, souvent déçue, jamais lassée, son engagement inaliénable dans l’Alliance ?

Notre force, notre courage primordial, est-ce autre chose – particulièrement en tout ce qui peut nous décourager, voire nous terrasser – que de remettre à Dieu notre vie, en tenant à Dieu plus qu’à nous-mêmes ? Quelle force alors, quelle liberté ! L’avenir s’engouffre dans notre vie, il devient plus substantiel que le présent, et l’on peut s’écrier avec saint Paul : « Je puis tout en celui qui me fortifie » (Philippiens 4,13).

Eric Le Scanff

 

Le texte ci-après écrit par un moine de l’Église d’Orient nous dit combien Dieu est le premier à nous accueillir ; nous n’avons pas à changer pour qu’il nous aime ! Il nous invite à sa table où sa compassion se fait nourriture. Dès lors, c’est bien son amitié inconditionnelle qui peu à peu nous transfigure.

« Seigneur Amour, ne va pas si vite ! Je ne peux pas te suivre. Tu vas trop vite pour moi. Attends-moi, laisse-moi te rejoindre. Mais, Seigneur, tu n’as ni arrêté, ni ralenti ta marche.

Seigneur, je te vois prendre le chemin de ma maison. Seigneur, ne te donne pas la peine d’aller jusque chez moi. Je me hâte vers toi. Nous pourrions parler sur la route, faire halte. Ce serait moins épuisant pour moi (et je me sentirais moins confus). Mais déjà tu pénètres dans mon jardin.

Seigneur, je suis trop indigne de t’avoir sous mon toit ! Mais déjà tu as ouvert la porte et tu franchis le seuil.

Seigneur, rien n’est prêt chez moi, rien n’est prêt en moi pour te recevoir !

Mais déjà l’Amour sans limites est entré dans la salle et me dit : « Mets-toi à table, je veux souper avec toi ».

Un moine de l’Eglise d’Orient

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *