Jubilé de la Miséricorde

Mercredi 8 décembre, Solennité de l’Immaculée Conception, le pape François a ouvert la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre.

A Versailles, comme dans toutes les cathédrales du monde, l’ouverture de la Porte diocésaine de la Miséricorde aura lieu le dimanche 13 décembre à 16 heures. La porte s’ouvrira dans le flanc Est de la cathédrale Saint-Louis. Liturgie spécifique, sans célébration de la messe, qui marquera l’envoi des prêtres et diacres du diocèse pour être missionnaires de la Miséricorde.

Qu’est-ce que la miséricorde ?

Le mot  » miséricorde  » désigne en hébreu le cœur profond, les  » entrailles  » qui frémissent sous le coup de la douleur et de la peine. Quel père ou mère n’a ressenti cela en sachant son enfant malade, perdu ? La miséricorde apparaît donc comme l’attachement profond d’un être pour un autre et particulièrement de Dieu pour l’homme. Dans notre vie, Dieu souffre avec nous, il est bouleversé par nos malheurs, nos souffrances et notre condition d’homme pécheur.

Dans un grand mouvement d’amour pour nous, il nous manifeste sa tendresse, nous aide concrètement dans nos vies, nous témoigne sa  » miséricorde « , nous pardonne nos manquements, nos faiblesses, nous envoie son Fils. Dans le Nouveau Testament, Jésus nous invite à faire de même envers nos frères :  » Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux « (Mt 5,48). C’est l’une des conditions de la vie éternelle.

 

La miséricorde selon le pape François

Le pape François a dédié son premier Angélus, après son élection, au thème de la miséricorde. Voici ce qu’il a dit le 17 mars 2013. (extrait)

« Ressentir la miséricorde, ce mot change tout. C’est ce que nous pouvons ressentir de mieux : cela change le monde. Un peu de miséricorde rend le monde moins froid et plus juste. Nous avons besoin de bien comprendre cette miséricorde de Dieu, ce Père miséricordieux qui a une telle patience…

Souvenons-nous du prophète Isaïe, qui affirme que même si nos péchés étaient rouge écarlate, l’amour de Dieu les rendra blancs comme neige. C’est beau, la miséricorde ! »

 

Le logo

Le logo et la devise, les deux ensemble, offrent une heureuse synthèse de l’Année jubilaire.

Le logo – œuvre du Jésuite le Père Marko I. Rupnik – se présente comme une petite somme théologique du thème de la miséricorde. Elle montre, en effet, le Fils qui charge sur ses épaules l’homme égaré, rattrapant ainsi une image bien chère à l’Eglise ancienne, car elle exprime l’amour du Christ qui s’acquitte du mystère de son incarnation, par la rédemption. Ce dessin est réalisé de façon à faire émerger que le Bon Pasteur touche en profondeur la chair de l’homme et qu’il le fait avec un tel amour qu’il lui change la vie. Il y a, en outre, un détail qui ne peut pas nous échapper : le Bon Pasteur charge sur lui, avec une miséricorde infinie, l’humanité entière mais ses yeux se confondent avec ceux de l’homme. Christ voit par les yeux d’Adam et celui-ci par les yeux du Christ. Chaque homme découvre ainsi dans le Christ, nouvel Adam, son humanité et le futur qui l’attend, en contemplant dans Son regard l’amour du Père.

Cette scène se situe à l’intérieur de l’amande, elle aussi un symbole cher à l’iconographie ancienne et du Moyen-Age, appelant la coprésence de deux natures, la divine et l’humaine, dans le Christ. Les trois ovales concentriques, en couleur progressivement plus claire, vers l’extérieur, évoquent le mouvement du Christ apportant l’homme en dehors de la nuit du pêché et de la mort. D’ailleurs, la profondeur de la couleur plus foncée évoque aussi l’impénétrabilité de l’amour du Père qui pardonne tout

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