L’histoire de l’image

L’histoire de l’image, peinture, sculpture ou photographie débute au fond des cavernes, dans des grottes ornées de grands animaux et se poursuit sur les murs des monuments, sur les parchemins, sur les vitraux, sur des feuilles de papier et enfin sur nos écrans et nos murs (tags… nouvelles peintures rupestres ?). Les peintures et gravures rupestres sont présentes dans le monde entier. Les plus anciennes sont situées en Indonésie (- 39 000 ans) et dans la grotte Chauvet en France (- 36 000 ans).

L’usage de l’image est multiple : elles ont servi de support aux religions, aux pouvoirs et aux savoirs ; elles accompagnent les récits, elles servent à mémoriser, à informer, à se mettre en scène… à vendre aussi. L’image a toujours été un vecteur de messages car ne dit-on pas qu’une image vaut mille mots ? Notre cerveau est plus apte à traiter des données visuelles qu’un long discours, d’autant que ces données sont porteuses de sens en elles-mêmes. Couleurs et formes ont un impact sur le message perçu. Aujourd’hui, des milliards d’images sont échangées chaque jour sur Internet ; une grande partie des recherches Web commencent sur Google Image !

Mais, de tout temps, les images ont été accompagnées de discours, de rituels, de chants. La vue d’un homme crucifié ou d’« images pieuses » de saints ne prend sens que pour celui qui connaît le catéchisme de l’Église. Il en va de même des peintures des musées qui ne peuvent toucher qu’un esprit informé. C’est encore le cas aujourd’hui pour la plupart des images qui nous entourent : films, actualités, plans, cartes, images publicitaires ne parlent pas seuls.

Comme c’est le cas aussi dans ce numéro : les images et les mots doivent faire bon ménage. Les uns éclairent les autres et réciproquement ; le pouvoir des images n’existe pas sans un texte et un contexte qui l’accompagnent.

Images et signets de première communion ou de confirmation

Depuis des générations, le communiant ou confirmant a l’habitude de partager avec ses parents, ses grands-parents, ses parrains et marraines et les amis de la famille un petit présent, un signet pour marquer cette journée, afin qu’ils gardent un souvenir de ce jour si important pour lui et laisse ainsi à chacun un souvenir de cette belle fête familiale qui marque une étape importante de la vie de l’enfant.

L’image dans les vitraux

En Europe, l’art du vitrail se manifeste essentiellement dans l’architecture religieuse chrétienne et tient plusieurs rôles : clore les ouvertures tout en permettant à la lumière de pénétrer, décorer et raconter. Ce dernier rôle fut important dès le Moyen-Âge dans l’enseignement religieux des populations illettrées. L’abbé Suger, abbé de la basilique royale de Saint-Denis et qui en commanda les vitraux en 1144, en donna la définition suivante : « utiliser couleurs et lumière afin de diriger les pensées des fidèles par des moyens matériels vers ce qui est immatériel ».

L’art rupestre

Il semble que nous devons admettre ne rien savoir sur la signification de ces peintures et gravures (chamanisme ? astronomie ? religion ? naturalisme ? culturalisme ?).

Dans notre vocabulaire

  • À l’image de : réplique d’un être ou d’une chose, mais qui n’en reproduit pas réellement, formellement l’aspect. « Dieu créa l’homme à son image; il le créa à l’image de Dieu… » (Gn 1, 27) ;
  • Droit à l’image : protection des personnes contre l’usage abusif de photographies ;
  • Image (de marque) : manière dont une personnalité ou une collectivité est le plus couramment jugée dans l’opinion publique ;
  • Sage comme une image : cette expression apparaît au XVIIème siècle ; elle fait référence aux images sur lesquelles les enfants sont toujours représentés calmes et tranquilles, c’est-à-dire loin de l’agitation inhérente à l’enfance ;
  • Image d’Épinal : gravure à usage populaire, de style assez naïf, dont Épinal a été l’un des principaux centres de fabrication ; présentation qui donne d’un fait une version simpliste et exagérément optimiste ;
  • Livre d’images : les livres d’images, également nommés albums, ont pour spécificité d’offrir plusieurs formes de narrations ; le texte imprimé est enrichi par une image qui fournit un autre récit. Celui-ci peut être dessiné, peint, ou réalisé à l’aide de techniques aussi variées que la photographie, le collage, la sculpture en pâte à sel, en fil de fer, en papier mâché… et d’autres moyens encore ;
  • Image réelle, virtuelle, mentale, de synthèse, en relief et dans le langage mathématique : Image d’une application f définie dans un ensemble E… sans oublier les fameux imagiers pour les petits où encore une fois une image vaut bien mille mots !

Je signe

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.