Christophe Nicolas, maire d’Evecquemont
Merci Monsieur Nicolas d’accueillir les Echos de Meulan à l’occasion de votre réélection de maire de la commune d’Evecquemont.
Tout d’abord pouvez-vous nous parler des dernières élections qui vous ont reconduit à votre poste de maire ?
Nous ne pouvons que nous réjouir, car après un premier mandat, la liste que nous présentions a été élue au premier tour, à plus de 95 % des votants. Je repars avec énormément d’enthousiasme. Je regrette presque qu’il n’y ait pas eu une autre liste, car je pense que cela aurait pu créer de l’émulation.
Une petite présentation s’impose car de nouveaux Episcomontois ne vous connaissent peut-être pas encore ?
Je suis arrivé à Evecquemont il y a trente-deux ans, mais cela ne m’a pas empêché d’être traité de petit nouveau par une très ancienne habitante. Je me suis tout de suite senti bien dans ce village sur les côteaux de la Seine. Très rapidement, j’ai été actif au sein de l’association Festivillage dont j’ai pris la présidence en 2018. Ghislaine Senée, ne souhaitant pas se représenter, m’a sollicité en 2020 pour lui succéder. Ce premier mandat a été compliqué avec le covid, les problèmes liés aux effondrements de carrières et plus récemment le projet de départ de la clinique.
Pouvez-vous nous parler de votre nouvelle équipe ?
Nous avons la chance d’avoir des élus de grande qualité au sein de ce conseil municipal. Quatre font partie de l’équipe précédente et comme j’ai eu de nombreuses candidatures spontanées de personnes qui souhaitaient rejoindre le conseil, je n’ai eu à rechercher qu’une candidate. Des membres de l’ancienne équipe n’ont pas souhaité repartir pour six années, soit en raison de leur âge ou pour des raisons professionnelles qui les éloignent d’Evecquemont.
Quelles sont vos priorités en tant que maire ?
Pour ce mandat, nous n’avons rien promis car nous n’avons que très peu de visibilité sur l’évolution de notre commune. Nous continuerons à adopter une gestion « de bon père de famille ». Pour moi, être maire, c’est être au service des habitants, répondre à leurs préoccupations, au « bien vivre ensemble ». Je suis également très attaché à la solidarité entre les habitants. Pour cela, nous avons beaucoup de bénévoles ; on lance des appels sur les réseaux sociaux. Un bel exemple : c’est la rénovation de l’école et l’aménagement d’une aire de jeux attractive. Dernièrement pour un atelier pièges à frelons, soixante personnes se sont mobilisées.
Bien sûr en priorité, nous avons le souci de la sécurité des personnes. Nous prévoyons la mise en place de caméras. Elles seront également utiles pour renforcer le maillage vis-à-vis des communes voisines. La rénovation de l’église qui n’est pas classée monuments historiques en est une autre. Une mise en sécurité de l’édifice a été effectuée en 2022 mais il faudrait pouvoir engager les travaux estimés à deux millions d’euros. Pour cela, il faut trouver des financements, un des membres de l’équipe va s’en charger.
Un autre domaine qu’il ne faut pas négliger, ce sont les tournages à Evecquemont. Il y en a déjà eu cinquante-six dans différents lieux du village : le château, la petite place, les rues. Petite anecdote : un film sur l’enfance de Johnny Hallyday qui devait être tourné dans l’église, n’a pas pu se faire car la structure de soutien gênait pour le tournage de la scène.
Pour conclure, quel message aimeriez-vous transmettre aux Episcomontois ?
Je voudrais redire à chacun que je souhaite qu’il se sente bien dans son village. Comme dans le film Les Ch’tis, on pleure peut-être en arrivant à Evecquemont mais on pleure aussi en partant, tant vous y aurez passé de bons moments. Je souhaite donc que le village continue sur sa dynamique. Pour cela, chacun peut être une force de proposition, participer et donner un peu de son temps pour le plus grand bonheur de tous.
Merci pour votre disponibilité, félicitations pour votre brillante réélection, votre engagement et votre enthousiasme. Félicitations aussi à toute votre équipe. Nous souhaitons que le bien vivre et le bonheur des Episcomontois soient contagieux et se propagent aux alentours.
Propos recueillis par Yves Maretheu

