Demandes de Dieu et aspirations humaines

Un scribe interrogeait Jésus : quel est le premier de tous les commandements ? Jésus lui répondit en citant le Deutéronome : voici le premier commandement : « tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur… » (Mc 12, 29-31). Jésus ajoute en citant le Lévitique : Et voici le second : « tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

Jésus n’innove pas en citant ces deux commandements. Par contre, il innove en joignant le deuxième au premier. Il souligne par-là que ces deux commandements ne peuvent pas être séparés : c’est en aimant son prochain qu’on aime Dieu. Celui qui dit qu’il aime Dieu et qui n’aime pas son prochain est un menteur.

Je fais une constatation : aimer mon prochain… c’est là que je trouve ma joie. Lorsque je considère les soucis des autres, j’en oublie les miens ; lorsque je cherche à leur faire plaisir, bref en les aimant, c’est la joie, une joie solide, d’une autre qualité que les petites joies que nous offre la vie quotidienne. Mon expérience rejoint la vôtre, n’est-ce pas ?

Ainsi, il y a coïncidence entre les aspirations de notre nature humaine et les exigences de la vie chrétienne, coïncidence entre ce qui nous comble et ce que Dieu nous demande.

C’est ce que nous dit le prophète Jérémie : « suivez, en tout, la voie que je vous prescris pour votre bonheur. » (Jr 7, 23.)

Le surnaturel n’est pas un complément qui s’ajouterait de l’extérieur à notre nature, il en est l’accomplissement. Jésus est « l’homme accompli ». Il nous invite à le suivre vers le même accomplissement.

Alors, lorsque nous rencontrons quelqu’un, oublions nos soucis et sourions-lui.

Un prêtre missionnaire retraité

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