Editorial de novembre 2015 : « la danse est le langage caché de l’âme » (Martha Graham)

Ce mois-ci, nous avons choisi comme thème la Danse sous toutes ses formes, qu’elle soit classique, contemporaine, jazz, sportive, de société, folklorique, africaine, orientale, indienne, capoeira, flamenco, sévillane, baroque, country, claquettes, hip-hop, etc.. Quelle que soit la discipline, elle fait appel à l’expression corporelle, et nécessite de développer ses capacités physiques et artistiques. Bien entendu à ces compétences il ne faut pas oublier d’y ajouter des qualités particulières comme la mémoire, le sens du rythme, la persévérance, la ténacité et le goût de l’effort. Ce qui est moins connu c’est la place de la danse dans la religion. Deux articles, page 9, évoquent cet aspect : la danse dans la bible et dans les liturgies africaines. Depuis que l’être humain existe, l’expression corporelle est apparue naturellement jusqu’à devenir un art apprécié et reconnu de tous. Une autre évolution, c’est que cette activité artistique, réservée à des personnes disposant de toutes leurs capacités physiques, s’ouvre depuis quelques temps, aux personnes handicapées (voir le « En parlant avec… » et l’interview de Solène). On découvre grâce à des chorégraphes innovants des interprétations artistiques émouvantes ne reposant pas que sur la performance physique. Rendons hommage également aux compositeurs qui créent des musiques permettant à tous les types de danseurs de s’exprimer. Une autre dimension dans la danse c’est l’expression de la vie intérieure de l’être. La beauté artistique n’est plus uniquement dans l’exploit physique mais va bien au-delà dans la transmission d’émotions. Comme le traduit bien l’expression « Soul dance », cela devient la danse de l’âme. Pour conclure je vous livre un extrait du témoignage d’une jeune danseuse Moldave, Mariana Jurja : « Pour moi, la danse c’est le sourire de mon cœur, mais aussi mon compagnon fidèle dans les moments de joie ou de douleur. C’est comme une force divine qui vient de l’intérieur et qui me guide sans cesse depuis l’enfance. J’ai appris le sens esthétique pour la danse avec mes grands-parents. Ce sont eux qui m’ont raconté avec un esprit passionné comment ils passaient chaque dimanche au cœur du village, vêtus des plus beaux habits populaires, pour pratiquer leur danse magnifique. Pour mes ancêtres, cela signifiait plus qu’une occupation habituelle. La danse constituait la réunion de toutes les âmes du village, sombres et lumineuses. Une fois unis, leurs cœurs battaient à l’unisson dans le même rythme de la danse, indifférents des soucis ou des problèmes de chacun. Quand on danse, on oublie tous les maux. »

                                                                                              Yves Maretheu, rédacteur en chef

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