L’Albatros

Les ailes … des oiseaux, des insectes, des avions, …
Et … il n’y a pas que les avions qui volent,
il y a aussi … les oiseaux, les insectes, et …
les cambrioleurs !
Parlons donc des oiseaux qui planent avec grâce,
Semblant depuis toujours les maîtres de l’espace,
Et dont l’homme a cherché depuis l’antiquité
A percer le secret afin de l’imiter.
Un poème connu me revient en mémoire,
Présentant d’un oiseau la faiblesse et la gloire :
J’ai cité l’ « Albatros» de Charles Baudelaire.
Vous le connaissez tous, ou du moins je l’espère,
Mais sans doute, aurez-vous plaisir à l’écouter.
 
L’ALBATROS
 
Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.
A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons, traîner à côté d’eux.
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui naguère si beau, qu’il est  comique et laid !
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant l’infirme qui volait !
Le poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer.
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.
Charles Baudelaire

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